Presse

Voici 2 liens intéressants pour en savoir plus sur Nanouk:
Une interview en néerlandais:
https://www.bruzz.be/samenleving/enfant-terrible-christine-waignein-ijsbereidster-2018-07-22
Une vidéo en français:
https://bx1.be/emission/fter-100/

L'histoire de Nanouk

En juillet 2013, après une carrière de plus de 14 ans dans le secteur privé, l’envie de prendre une nouvelle direction dans ma vie a pris le dessus. Il a fallu presqu’un an pour trouver l’idée, suivre des cours, installer un atelier dans la cave de notre maison, créer le foodtruck, trouver un nom, comprendre toutes les exigences légales et les contraintes administratives…

C’est en avril 2014 que j’ai vendu mes premières glaces sur le Parvis de Saint-Gilles !

L’idée de départ a été de créer un dessert moins sucré et original. L’idée du bâtonnet de glace m’est venue en Italie. Quand on met moins de sucre dans un dessert, le goût des ingrédients est plus prononcé. Quand on met moins de sucre dans une glace, la glace est un peu moins mousseuse et tient donc très bien sur un bâtonnet ! Voilà donc l’idée de départ. Faire des glaces avec moins de sucre et d’excellents produits : la plupart du temps bios, quand c’est possible locaux, ou du moins les plus locaux possibles (agrumes, pistaches et kiwis européens, par exemple). Pendant la belle saison, je favorise les goûts de saison. J’adore associer plusieurs goûts : fruits, épices, plantes aromatiques… les combinaisons sont infinies. Il suffit d’une carte de cocktails ou d’une discussion avec un.e client.e pour que ma curiosité me pousse à faire des essais. L’inspiration est omniprésente !

Pourquoi ‘Nanouk’ ? C’est une belle histoire. Trouver un nom, c’est difficile. J’ai mis les amis à contribution. On voulait un jeu de mots avec ‘frisko’ mais il s’agit d’une marque déposée. On voulait quelque chose qui sonne bien en français et en néerlandais. A court d’idées, je feuilletais un Assimil français-wallon quand mon regard est tombé sur le mot ‘nanouk : bâtonnet glacé enrobé de chocolat’. Je n’en croyais pas mes yeux. Quelques recherches sur internet m’ont appris que le mot nanouk en wallon est l’équivalent du mot ‘esquimau’ en français, et que les deux mots datent du film ‘Nanouk, L’Esquimau’, premier grand documentaire tourné dans l’Arctique en 1922 par Robert Flaherty. C’est pendant la projection de ce film qu’on aurait commencé à vendre des glaces sur bâtonnet et qu’on aurait donc appelé ces glaces ‘esquimau’ en France, et ‘nanouk’, en Wallonie. Le hasard a fait que le film, dont je n’avais jamais entendu parler, se jouait au Bozar deux semaines plus tard, accompagné vocalement par des esquimaux. Et parfois, le hasard fait bien les choses !

A force de sillonner la Région Bruxelloise avec mon triporteur et d’écumer les marchés et événements tout au long de la saison, la notoriété a grandi et les demandes de la part d’acteurs professionnels ont afflué. Aujourd’hui, je peux me permettre de me limiter aux professionnels qui partagent ma philosophie: le zéro gaspillage, le commerce de proximité, la réduction des emballages, le manger sain. Outre la vente directe à l’atelier, sur le marché du Parvis de St-Gilles le jeudi et les événements publics et privés, mes glaces et sorbets se retrouvent dans les desserts de certains restaurants, dans les rayons d’épiceries bio, dans les guinguettes et chez des organisateurs d’événements.

 

En mars 2018 l’atelier a déménagé à deux pas du Parvis de Saint-Gilles. Je ne travaille plus toute seule. Je veille toutefois à ce que la société reste à taille humaine. Les glaces ont beaucoup de succès et je dois parfois refuser de nouveaux clients mais cela fait partie aussi de ma philosophie. Au cours des années, je suis devenue ‘Nanouk’ pour les enfants du quartier, et j’ai bien l’intention que ça reste comme ça.